• Kim Phuc – Vietnam •

Kim Phuc – Vietnam

03 mars 2020

Tout le monde se souvient de l’image de cette petite fille qui s’enfuit, la peur au visage. Elle est nue puisque ses vêtements ont été désintégrés. Elle s’enfuit d’une attaque qui l’a grièvement brûlée. En effet, sa détresse a fait le tour du monde et est devenue un symbole des atrocités de la Guerre du Vietnam. Portrait de cette petite fille : Kim Phuc, maintenant une femme au parcours inspirant.

« Je ne peux pas changer le passé, mais avec de l’amour je peux changer l’avenir »

Son nom complet est Kim Phuc Phan Thi. Elle vivait dans un petit village du Sud-Est du Vietnam; Trang Bang. Le 8 juin 1972, ce village est ciblé, par erreur, d’une attaque à la bombe. Celle-ci contenait un gaz très inflammable qui réduit en cendre tout ce qu’il touche (napalm). Alors qu’elle jouait avec d’autres enfants, Kim est atteinte par derrière. Le tiers de son corps brûle; son dos, ses épaules et ses bras. Alors âgée de 9 ans, elle dû rester 14 mois à l’hôpital et subir 17 opérations.

La douleur ne disparaitra réellement jamais. Pourtant, ce n’est pas la douleur physique qui a eu le plus de répercussions sur elle, mais bien la souffrance psychologique qui a suivie. Notamment, le fait de devoir vivre avec ses cicatrices tant physiques que mentales.

Malgré ses douleurs, et son incompréhension face à ce qui s’est produit, Kim ne se démoralise point. Elle mène des études en médecine, tout d’abord au Vietnam, puis à Cuba. Par après, elle décide de s’exiler du régime communiste. Avec son mari, un vietnamien rencontré à Cuba, elle tente sa chance au Canada, et termine à Toronto. Kim rêvait de liberté, et de pouvoir tourner la page sur l’épisode de 1972.  

« L’amour est plus puissant que n’importe quelle arme »

Son désir d’arrêter de parler de guerre n’inhibe pas son désir d’aider. Effectivement, en 1997, elle fonde le premier centre de la Fondation internationale Kim aux États-Unis. D’autres ouvriront ailleurs. Ces centres ont pour objectif de venir en aide aux enfants victimes de la guerre. Elle devient aussi ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour la paix.

En fait, Kim Phuc a consacré sa vie à promouvoir la paix un peu partout dans le monde. Elle s’est impliquée au sein de plusieurs milieux en guerre (Ouganda, Roumanie, Kenya, Ghana, Afghanistan, Timor oriental et Tadjikistan) notamment afin d’offrir un appuie médical et psychologique.

« Nous n’aurions plus jamais la guerre si tout le monde apprenait à vivre avec le véritable amour, l’espoir et le pardon »

Lorsqu’elle a publiquement pardonné à l’homme ayant effectué l’attaque de 1972, elle propage, encore une fois, un message de tolérance, de pardon et de paix.

Kim ne souhaite plus parler de guerre ou de politique. Elle souhaite parler de paix et d’avenir. Elle a pardonné aux circonstances qui lui ont volé son enfance. Kim Phuc est un modèle inspirant de pardon et de bienfaisance.


Sources:

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/photographie/kim-phuc-la-petite-fille-au-napalm-photographiee-au-vietnam-il-y-a-47-ans-se-raconte-dans-sauvee-de-l-enfer_3647071.html

http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=10016&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

https://www.nouvelobs.com/photo/20160728.OBS5483/la-fille-de-la-photo-l-incroyable-destin-de-kim-phuc-la-survivante-du-napalm.html

https://www.pri.org/stories/2018-02-21/how-vietnam-wars-napalm-girl-found-hope-after-tragedy

https://www.irishtimes.com/life-and-style/people/kim-phuc-the-napalm-girl-love-is-more-powerful-than-any-weapon-1.2661740

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